COMMENT ORGANISER SA CUISINE EN ALIMENTATION VIVANTE ?

Beaucoup d’entre nous se sont déjà posé ces questions : comment faire pour manger cru au quotidien ? Quelles techniques acquérir ? Quels ustensiles avoir dans ma cuisine ?

Pour une bonne transition alimentaire vers une alimentation plus vitale, et afin que les réformes soient pérennes, il convient d’y aller graduellement afin de laisser le temps à votre corps de s’adapter. Vous n’iriez pas escalader le mont Blanc ou le Kilimandjaro sans entraînement ? Eh bien en cuisine, c’est pareil ! Allez-y étape par étape pour vous laisser le temps de créer une cuisine qui vous ressemble et répond à vos besoins.

 

« Les grandes transformations se font à petits pas. Pose une pierre chaque jour, n’abandonne jamais ta construction, et l’édifice grandira. Combats le doute et la paresse. Tiens constamment ton esprit en éveil. Observe, comprends, et aime. » DUGPA RIMPOCHÉ

 

Étape 1 – Faites le tri dans vos placards

     Videz vos placards et votre réfrigérateur : séparez-vous des pâtes, des céréales sucrées du petit-déjeuner, du sucre blanc, des biscuits, des biscottes, du pain de mie, des chips, des pots de ketchup et de mayonnaise, et des autres produits industriels.

▶     Intégrez de nouveaux basiques (de préférence de qualité biologique) :

  • Purée d’oléagineux: amande, sésame (tahini), cajou, cacahuète, etc.
  • Oléagineux conservés dans des bocaux hermétiques (bocaux en verre par exemple) : noix du Brésil, noix de cajou, noix de Grenoble, etc.
  • Fruits secs conservés également dans des bocaux hermétiques : dattes, raisins, figues, cranberries, mangues, tomates, etc.
  • Graines diverses: lin, chanvre, chia, tournesol, courge, etc.
  • Graines à germer: alfalfa, fenugrec, radis noir, sarrasin, lentilles corail ou vertes, etc.
  • Alguescrues : nori, dulse, laitue de mer, wakamé, spiruline, agar-agar, etc.
  • Produits pour saler: sel de mer non raffiné, sauce tamari, miso (brun ou jaune).
  • Huiles vierges de qualité bio et de première pression à froid: huile de coco, d’olive, de colza, de sésame ou de chanvre, mélanges d’huiles riches en oméga 3, etc.
  • Vinaigre de cidre bio.
  • Condiments (cuits par la marinade / saumure) : cornichons, câpres, olives, etc.
  • Légumes et jus lactofermentés.
  • Levure alimentaire.
  • Moutarde de Dijon.
  • Épices : poivre, paprika, piment doux, curcuma, cumin, curry, ras-el-hanout, ail en poudre, herbes de Provence, vanille, etc.
  • Agents sucrants(facultatif) : sirop d’agave, sirop ou sucre de coco, sirop d’érable, pâte de dattes, etc.

Organisez vos denrées par catégories de produits en étiquetant si besoin vos bocaux. Une cuisine claire et bien organisée vous permet de trouver de suite ce que vous cherchez et ainsi de cuisiner plus efficacement.

▶     Créez un endroit pour entreposer vos fruits et légumes :

  • Fruits frais de saison principalement (pomme, poire, banane, clémentine, fraise, myrtille, abricot, melon, kaki, etc.) ;
  • Légumes feuilles, soit toutes les verdures possibles en fonction de la saison toujours (laitue, épinards, oseille, roquette, mâche, cresson, etc.) ;
  • Légumes de saison (céleri, courgette, courge, chou-fleur, tomate, poivron, navet, radis, patate douce, betterave, concombre, haricots, etc.) ;
  • Corps gras naturels (avocat, olive).

Créez des étagères en bois ou utilisez des cagettes pour entreposer vos fruits et légumes dans un endroit sec et tempéré de préférence, bien étalés et non entassés, pour éviter le vieillissement prématuré. Un coup de froid ou de chaud peut abîmer rapidement vos denrées fraîches. La clé du succès est d’avoir une abondance de fruits et légumes disponibles à la maison. Sans cela, la faim arrivant, il sera beaucoup plus tentant de se jeter sur n’importe quoi.

Laissez une corbeille de fruits à portée de main des enfants, si ces derniers ont faim dans la journée, afin de les habituer dès le plus jeune âge à être acteurs dans la maîtrise de leur faim. Cela aide à les responsabiliser dans la gestion de leur propre corps, et à les rendre autonomes.

▶     Approvisionnez-vous régulièrement : à minima une fois par semaine.

     Achetez bio, de saison, de préférence local et un maximum en vrac dans une optique de limiter la création de déchets, que ce soit par des packagings inutiles ou des épluchures.

▶     Installez un filtre à eau sur votre robinet (ou consommez à défaut de l’eau peu minéralisée en bouteille de type Mont Roucous ou Montcalm) : la qualité de l’eau de boisson est primordiale, plus pour sa capacité à nettoyer et drainer l’organisme que pour les minéraux apportés. Moins l’eau est minéralisée, plus elle peut dissoudre et se charger des déchets (toxines, acides et autres molécules diverses), et donc plus elle aide à évacuer ces derniers de l’organisme.

Étape 2 – Faites le point sur les ustensiles et appareils dont vous avez besoin

Il est important de rester simple. Une planche à découper, un couteau de chef, un couteau à légumes, un économe et quelques fourchettes, cuillères à soupe et à café, assiettes et verres sont largement suffisants pour commencer à végétaliser son alimentation et à y incorporer plus de cru. D’autres ustensiles peuvent ensuite vous aider à aller plus loin. Voici quelques explications:

  • Le couteau de chefpermet les découpes en dés, en allumettes, en julienne, en macédoine, etc.
  • Le couteau à légumes, plus petit, permet de couper facilement vos fruits et légumes.
  • La planche à découper est indispensable. Préférez des planches en bois naturel plutôt qu’en plastique.
  • Le blender: ustensile incontournable de la cuisine crue, c’est à mon sens le premier investissement à faire. Il sert au quotidien pour faire des sauces en tous genres, des smoothies, des tartinades, des fromages végétaux, des pâtés, du hummus, des crèmes, des laits végétaux, des glaces, des soupes et bien d’autres choses !
  • Quelques maryses (spatules en silicone) pour vider le contenu du blender et du robot sans abîmer le bol ni même en perdre une seule miette.
  • Le « sac à lait »: intéressant pour faire ses propres laits végétaux, en collaboration avec le blender.
  • Le presse-agrumes.
  • Des bocaux en verre pour conserver les ingrédients secs ou faire germer des graines.
  • Le robot culinairepermet de hacher, émincer, râper et de faire des préparations moins liquides qu’au blender : pâtes à tartes crues, « energy balls », semoule de chou-fleur et panais, veggies burgers, purées d’oléagineux, etc.
  • L’extracteur à jus permet de séparer la pulpe (donc les fibres) d’un côté et le jus de l’autre, permettant d’obtenir de délicieux jus de légumes frais riches en vitamines et minéraux. C’est notamment intéressant pour alléger le travail au niveau intestinal pour certaines personnes qui ont des intestins sensibles, et qu’un apport trop grand de fibres peut irriter. Cela permet également une disponibilité nutritionnelle accrue puisque les nutriments passent directement dans le sang.
  • Le spiralizer est un outil intéressant à avoir dans sa cuisine pour faire des tagliatelles ou des spaghettis de légumes et changer des traditionnelles pâtes cuites de céréales.
  • Le déshydrateurpermet de réaliser vos fruits secs (dont les tomates séchées) maison, mais également de confectionner des plats plus « gastronomiques » en leur donnant des textures plus proches du « cuit » : pancakes, crackers, crêpes, wraps, pâte à pizza, pâte à tarte, quiches, etc.
  • La mandoline pour faire de fines tranches de fruits, de fines lamelles de courgettes pour réaliser des lasagnes crues ou de fines tranches de betterave pour créer des ravioles crues, par exemple.

Agencez votre cuisine de la manière la plus pratique possible. L’idéal serait d’avoir un large plan de travail afin d’avoir le blender, le robot et l’extracteur à disposition directe.

Étape 3 – Créez un composteur domestique (si vous en avez la possibilité)

Composter permet de recycler les déchets verts issus de votre alimentation en un terreau riche, naturel et d’excellente qualité, qui servira d’engrais nutritif pour vos plantes si vous avez un petit potager. Ayez un composteur intérieur avec couvercle (pour limiter les odeurs) et tous les 2 ou 3 jours, allez le vider dans votre composteur extérieur qui sera idéalement positionné à l’ombre (si possible sous les arbres pour que la pluie les arrose) et en contact direct avec la terre du sol.

Pour finir, restez simple, soyez flexible et patient, organisez-vous, créez et expérimentez !

Article rédigé pour Regenerescence et publié sur leur site internet en Mars 2018.

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